Historique de la FDMJC

Étapes clef de la création du mouvement des Maisons des Jeunes et de la Culture

4 octobre 1944 : A Lyon, M. André Philipp préside à la création de la « République des jeunes », formée par des représentants de mouvements de jeunesse, de syndicats et de mouvements de résistance.

8 décembre 1944 : Le premier Conseil d’Administration se réunit à Paris et désigne un Bureau provisoire

6 mars 1945 : Adoption des statuts et règlements de la République des Jeunes.

7 janvier 1946 : Le Conseil d’Administration nomme M. Léger délégué général et l’invite à procéder à la réorganisation générale de la République des jeunes.

19 mars 1946 : Le Conseil d’Administration, des propositions que lui soumet le délégué général, ne retient que le changement de désignation : la « République des Jeunes » s’appelle dorénavant :
« Fédération des Maisons des Jeunes ».

24 mai 1947 : Le Conseil d’Administration, à l’unanimité, vote les textes fondamentaux :
- les statuts de la Fédération Française des Maisons des Jeunes et de la Culture ;
- son règlement intérieur ;
- les statuts types des Fédérations départementales ;
- les statuts types des Maisons des Jeunes et de la Culture.

fédération départementale des MJC du Tarn 1947

21 mai 1947 : Professionnalisation des MJC avec la création d’un statut de directeur ;
Rédaction de commentaires aux textes fondamentaux :
- droit de tout éducateur d’appartenir à tout parti, mais abstention de prise de position publique ;
- invitation aux jeunes d’exercer leur initiative et leur liberté, notamment par leur participation au Conseil de Maison et au Conseil d’Administration ;
- dans la neutralité politique et religieuse des Maisons des Jeunes et de la Culture, invitation à tous de promouvoir l’information et la formation civique, économique et sociale.

15 janvier 1948 : Assemblée Générale Constitutive de la Fédération Française des MJC
Vote des statuts de la FFMJC
Vote des statuts des Fédérations départementales : 77 MJC présentes

Décembre 1964 : La Fédération Française compte 500 MJC affiliées.
Objectif : créer 100 MJC par an.

1969 : Une scission divise la FFMJC : c’est la naissance des Fédérations Régionales autonomes et la création de l’UNIREG (Union des Régions).

1991 : Une nouvelle crise traverse la FFMJC ; six fédérations régionales la quittent et créent l’AREGES.

Novembre 1991 : Au terme de trois années d’efforts et de travaux communs, l’UNIREG et l’AREGES créent la « Confédération des Maisons des Jeunes et de la Culture de France »(CMJCF).

2005 arrêt sur image :
- Une Confédération des MJC de France au niveau national
- 13 Fédérations Régionales dont Midi Pyrénées
- 22 Fédérations Départementales dont celle du Tarn
- 900 MJC

Historique FDMJC du TARN

- Présents dès le début de la République des Jeunes (1944), les militants tarnais, pour la plupart anciens résistants, ont mis en place dès 1947 une Fédération Départementale qui avait pour but de créer des projets fédérateurs en lien avec les 22 MJC du département. Le théâtre, la photo, les tournois sportifs, les séjours des jeunes à Soulac sur Mer, firent partie des activités phare de cette époque.

- Le lien entre l’école et les maisons des jeunes était très fort dans le département du Tarn. On parlait de «post-école» pour désigner les actions menées dans le cadre des activités proposées par les MJC .

- Après l’école, le relais associatif permettait au jeune d’exercer son accès à la citoyenneté, en prenant des responsabilités.

Jeux mis en place par la fédération.

- Le rôle éducatif des MJC complétait ainsi celui de l’école. La mise en place des « postes à œuvre » par le ministère de l’Education National facilitera ce lien naturel entre l’Ecole et les associations.

- 15 janvier 1948 : suite à la constitution de la Fédération Nationale, la FDMJC du Tarn adhère aux statuts des fédérations départementales.

- 10 janvier 1957 : déclaration officielle à la Préfecture d’Albi.

- 30 janvier 1957 : la FDMJC obtient l’agrément « association d’éducation populaire » par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.

Education Populaire

L’Education Populaire vise la promotion collective, sociale et culturelle. Il s’agit de donner à tout homme les éléments de jugement et les possibilités de participation égale nécessaires pour qu’il joue son rôle dans la société de façon à ce que celle-ci devienne vraiment communautaire. On définit la communauté comme un groupe de personnes dont chacune est responsable de l’ensemble.
L’Education Populaire est essentiellement laïque ; elle est ce qui est commun à tous les hommes ; elle contribue ainsi à l’intérêt général de la communauté humaine.
L’Education Populaire implique l’engagement personnel au niveau de ce qui est laïc ; elle n’exclut pas un engagement particulier à chaque individu, sur le plan philosophique, religieux ou politique.
Quand aux méthodes de l’Education Populaire, elle sont différentes de celles de l’éducation traditionnelle. Mais il n’empêche que l’Education Populaire est un service public et un devoir de l’Etat comme l’Ecole et l’Université, comme tout ce qui est fait dans l’intérêt général d’une population.